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  • : Revue de Création Littéraire Bilingue ARCOIRIS
  • arcoiris
  • : Association
  • : 01/01/1995
  • : France Toulon
  • : littérature poésie écriture ecrire lire et relire
  • : Je suis une revue de Création Litteraire Bilingue, espagnol/français. Je suis née le 01/01/1995. cela fait 12 ans que j'existe. Je porte sur mes frêles épaules le poids de 25 numéros sur papier, édités tous les trimestres qui se sont succéd

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Littérature de création

Samedi 19 janvier 2008 6 19 /01 /2008 19:29

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Le Fils de l'Arc-en-Ciel/El Hijo del Arco Iris
Contes en Bilingue (français/espagnol)
L'Histoire de la Conquête du Chili, vue à travers le regard d'un petit indien mapuche.
Bientôt en librairie. Prix Public: 12 Euros







Premier-de-couv.red_small.jpg El Tren del Sur/Le Train du sud
Contes en Bilingue (Espagnol/français). 
La vie des gens d'un petit village du sud du Chili, rythmée par le passage d'un train. Bientôt en librairie. Prix Public: 12 Euros.
Contact: re.arcoiris@gmail.com

 

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Vendredi 11 janvier 2008 5 11 /01 /2008 16:50
Lago-Titicaca.jpg
Je m'intéresse énormément aux peuples autochtones d'Amérique. Tout chez eux me passionne. Il a fallu que je vienne en France pour me passionner à ce point. Tant que je résidais dans mon pays d'origine, les indiens de chez-moi, enfin ceux que l'on nomme encore "indiens" parce qu'ils font partie d'une communauté, très soudée, très solidaire, et qui vivent dans le souvenir et le respect de leurs ancêtres, faisaient partie du paysage pour moi. Et ici j'ai découvert qu'ils faisaient aussi partie de moi-même. Que je leur devais le savoir être "patiente", "silencieuse" (quand il faut), "fidèle" (toujours) et surtout "fière".
 Actuellement je m'intéresse aux langues encore pratiquées par la population d'autochtones.
Par exemple, saviez-vous que le Paraguay est un des rares pays du "cône sud" de l'amérique Latine, qui est "bilingue"? Que veut dire ceci? Que tout simplement le guarani (langue parlée par les indiens du Paraguay) est enseignée aussi à l'école. Les petits paraguayens apprennent à parler chez-eux le guarani... avant d'apprendre le castillan...à l'école et dans la vie sociale. Édifiant, n'est-ce pas?
Au fait. Saviez-vous que le guarani  nommée "avañe'ẽ" est une des langues amérindiennes agglutinante?  Ou plus exactement, le guaraní, appartient  à ce que l'on nomme la famille de langues "tupi guarani", parlée au Paraguay, (où elle a un statut co-officiel avec l'espagnol), elle est parlée aussi dans le nord de l'argentine, dans l'est de la Bolivie, et dans le sud et le nord-est du Brésil. Qu'est-ce qu'une langue agglutinante? Et bien:

Une langue agglutinante est, en typologie morphologique, une langue dans laquelle le vocabulaire est formé en assemblant des éléments basiques invariables.

Parmi les langues agglutinantes, figurent notamment : le basque, le coréen, l'espéranto, l'estonien, le finnois, le hongrois, le japonais, le nahuatl, labase, le swahili, les langues turques et le zoulou. Minuit est aussi une langue agglutinante, mais appartient à un type de langue agglutinante particulier : les langues polysynthétiques. L'agglutination peut-être une caractéristique inhérente à des familles linguistiques ; ainsi des langues altaïques et des langues finno-ougriennes.

Vous voyez comme c'est passionnant?
india-mapuche.jpg
Quelle est la langue parlée par les "mapuche" ou pour dire mieux, les indiens qui vivent au sud du Chili?. Eux, ils parlent le "mapudungun" ou pour traduire mieux,  "la langue de la terre", car en langue mapuche "mapu" veut dire "terre" et "che", gens. Donc les mapuche ce nomment dans leur langage "gens de la terre". Et le mapundungun est une langue "vernaculaire". Et qu'est-ce qu'une langue vernaculaire? C'est une langue parlée au sein d'une communauté, en opposition à la langue "véhiculaire". Et une langue véhiculaire est une langue souvent simplifiée, qui sert de moyen de communication et d'échange. Disons que dans notre monde actuel, l'anglais rempli le rôle de langue véhiculaire dans le monde entier, face à d'autres langues parlées de par le monde. Très intéressant!
D'autres langues autochtones qui me passionnent aussi? 
Le quechua (la langue des incas), le náhualt (la langue des aztèques), l'aymara (langue parlée en Bolivie, surgie aux abords du lac Titicaca et qui appartient à une ethnie en même temps). L'actuel président de la Bolivie, Evo Morales, est un indien aymara. L'aymara est devenue une langue véhiculaire, bien avant notre ère et bien avant l'arrivée des espagnols.
Le quechua ou "runasimi" (runa=humain, simi=langue), désigne un groupe de langues parlées au Pérou, où elle a le statut de "langue officielle" depuis 1975, ainsi que dans d'autres régions des Andes, depuis le Sud de la Colombie, jusqu'au nord de l'Argentine.

Le nahuatl, qui dérive probablement de nahuatlahtolli, signifiant « parole claire, harmonieuse, qui rend un bon son » est une langue parlée au Mexique et au Salvador par les nahuas (groupe ethnique duquel les Aztèques et les Pipils faisaient partie). Le nahuatl reste la langue indigène la plus parlée au Mexique. Elle compte plus de 1,6 million de locuteurs, principalement dans certains États méridionaux : Puebla, Veracruz, Hidalgo et Guerrero. La grande majorité des personnes connaissant le nahuatl — à l'exception des personnes âgées — ont aussi une bonne connaissance de l'espagnol, qui a eu une forte influence sur le nahuatl contemporain. Le nahuatl est aujourd'hui composé de plusieurs dialectes dont certains ne permettent pas l'intercompréhension.Des mots que nous avons pris du nahualt sont: l'avocat , le fruit, (qui vient du mot ahuacate), la tomate, les paon (pavo), etc.

India-y-Lago.jpg
Cela vous a plu? Alors, revenez me voir et je vous raconterai encore une légende!

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Dimanche 9 décembre 2007 7 09 /12 /2007 09:17

Je suis très heureuse de vous annoncer, accèdant à la demande d'une internaute, ce qui contient l'Anthologie de la Revue Littéraire de Création Bilingue ARCOIRIS, N°26.
Elle publie, cette fois-ci, 24 auteurs: 12 de prose et 12 de poésie, représentant 10 pays: L'Argentine, la Colombie, le Chili, la Bolivie, le Nicaragua, le Venezuela, la France, le Panamá, Porto Rico, le Brésil.
Renseignements pratiques: format A5 (14,8x21), elle compte 190 pages, éditée par "Arcoiris Editions". Elle est bilingue (les textes sont réproduits dans leur langue originale (castillan ou brésilien) et traduits en français, donc ils sont publiés en "bilingue".
- Les nouvelles ont pour titre:
1) Se llama Soledad (Elle s'appelle Soledad) - Angélica Villalón (Chili)
2) Roberta llora en el subte. (Roberta pleure dans le métro) - Susana Duro (Argentine)
3) El primo de Londres (Le cousin de Londres) - Carmen Barrere (Argentine)
4) Rapiña (Oiseau de proie) - Yolanda Arroyo (Porto Rico)
5) Une journée ordinaire (Un día ordinario) - María Dugot (France)
6) El casamiento de la Olga (Le mariage d'Olga) - Diomenia Carvajal (Chili)
7) Los hormigueos de Leyla (Les fourmillements de Leyla) - Milagros Palma (Nicaragua)
8) Pobre Fred (Pauvre Fred) - José García Fiorentino (Argentine)
9) El Riesgo (Le Risque) - Manuel Ortega (Colombie)
10) Estocolmo (Stockholm) - Jorge. G. Jiménez  (Venezuela)
11) Yo maté al Che (J'ai tué le Che) - Victor Montoya (Bolivie)

- Les Poésies : Auteurs et Nationalités
1) Ana Rossi (Brésil)
2) Olga Pinilla (Panama)
3) Nora Komatsu (Chili)
4) Angel Martínez (Chili)
5) Patricio Sánchez (Chili)
6) Ulises Varsovia (Chili)
7) François Szabo (Francia)
8) Roberto Farías (Chili)
9) Luis del Río Donoso (Chili)
10) Ferreira Gullar (Brésil)
11) Carlos Alonso Días (Chili)
12) Pascale Giovannetti (France) - Article de thèses de doctorat sur le Poète Jules Supervielle, publié en français.

La Revue de Littérature de Création Bilingue Arcoiris, publiera son prochain numéro, 27, en septembre 2008. Elle comptera notamment des auteurs d'origine indigène : mapuches, quechuas et guaranís, publiés en trois langues (la langue originaire/castillan/français.
Pour des plus amples renseignements sur la mise à disposition de la revue, écrire à ce mail: re.arcoiris@gmail.com

Visitez ces liens : http://catnyp.nypl.org/search/X?SEARCH=REVISTA%20CULTURAL%20ARCOIRIS&SORT=D&searchscope=1 (Bibliothèque de New York)

http://www.victorjara.se/detalles.php?articulo=2104 (Blog en espagnol en Suède)



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Mardi 27 novembre 2007 2 27 /11 /2007 22:58
Après quelques semaines  à aller et venir, et bien, j'ai le plaisir de vous annoncer que je viens de renaître! Et oui! Je renais, dans le sens de "naître une deuxième fois", ça arrive, pardi!
Voici pour vous,  Moi Même, c'est à dire, la Revue Arcoiris dans son numéro 26. Pour la commander voici le lien:
re.arcoiris@gmail.com
Renseignements me concernant:
"Littérature de Création Bilingue, castillan/français. Je publie des jeunes auteurs hispanophones traduits en français. Je suis d'un format A5, et 190 pages: 23 auteurs, 11 de prose et 12 de poésie, représentants de 10 pays, dont la France bilingue. Je m'appele ARCOIRIS N°26, année 2007. et Voici mon portrait".
                                                                      
Arcoiris-26.jpg




















Et, pour savoir la nationalité des participants, voici la quatrième de couverture:
Arcoiris-colaboran.jpg



















Pour savoir qu'est-ce qu'ils racontent tous ces auteurs? Il suffit de la commander à cette adresse: re.arcoiris@gmail.com
A bientôt, pour une nouvelle légende...!

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Dimanche 14 octobre 2007 7 14 /10 /2007 11:55

arc-en-ciel.jpg Un trésor, tout le monde connaît ce que ce mot veut dire, mais "entierro" et "derrotero"? Ces deux derniers mots sont des termes chiliens pour signifier un "trésor caché". Et même, ceci va plus loin que la simple signification du mot "trésor". Un trésor caché est un "entierro" (du mot "enterrar", "enterrer" = entierro; (c'est un verbe qui diphtongue), donc que quelqu'un a mis sous terre afin de le soustraire aux regards des chercheurs des trésors). Et "derrotero" est une mine cachée et tenue secrète pendant des générations.
Les trésors cachés ont la cote auprès du peuple, ils possèdent le charme des légendes des pirates, des trésors enfouis par ces écumeurs des mers et qu'ils ont mis à l'abri le long des côtes chiliennes. Ils correspondent à la légende de Drake, et on les imagine faisant creuser par un subalterne ces trous profonds, dans des coins stratégiques, où ils pensaient pouvoir y retourner, mais pour que l'exécutant se taise à jamais, on lui enfonçait un dard bien pointu et coupant dans le dos. Alors, l'âme de celui-ci restait à garder le trésor, jusqu'au retour de son maître.
Les "entierros" ou aussi nommés "couverts" (tapados) correspondent au domaine du mystère et de la sorcellerie, au monde des hallucinations où il ne manque pas l'imparable "gardien", assassiné par traîtrise lorsqu'ils creusait le trou, les lumières étranges qui apparaissent à une certaine heure de la nuit, d'un jour donné, et qui signalent l'endroit où le chercheur moderne devrait creuser. Il existe au Chili des zones et des villes réputées pour posséder des trésors avec leurs respectifs gardiens et tous les phénomènes qui les accompagnent.

Nous savons que dans l'ancien temps il n'existait pas les banques, avec leur coffre fort actuels. Alors, la façon la plus sûre de cacher ses doublons, ses monnaies d'or, était de les enfouir profondément sous terre. Au Chili, ceci arriva surtout lors des guerres d'indépendance, lors des révolutions politiques qui mettaient tout sens dessous-dessus. Le trois quarts du temps, la personne qui avait creusé sa propre cachette, soit qu'il la révélait à quelqu'un de son entourage avant d'expirer, soit qu'il était surpris par "la pâle" (la mort) avant de pouvoir révéler l'important secret à ses descendants. Il en existe nombre des histoires qui se colportent de bouche à oreille pendant des générations, incitant les plus hardis (ceux, qui ne craignaient pas les fantômes vengeurs de l'arrière grand-père ou du vieil oncle avare qui a laissé pour dévisse "celui qui le trouve, mourra dans les 24 heures"!) à creuser au milieu d'un champ, au bord d'un précipice, ou tout simplement démonter tout un plancher de la vieille maison sise, solitaire et sombre, dans un quartier peu fréquenté par les touristes...sécurité oblige...
Un de plus recherchés de cette dernière catégorie est celui qui, selon la rumeur, se trouve dans une rue de Santiago, nommée "Calle Miraflores ". Il est ,bien sûr, maudit. Celui qui se met  à sa recherche, soit qu'il se ruine pour toujours: argent, santé... et même il finit par mourir d'un on ne sait quel étrange contagion... ou alors, il est assassiné ou il lui arrive un accident... dans l'année. Un grand poète péruvien, créateur désargenté, nommé José Santos Chocano, qui avait réussi à louer une chambre dans cette maison, dû payer une grosse somme d'argent comme amende, pour avoir laissé un trou béant et dangereux pour un locataire distrait, et quelque temps après il mourut d'un coup de poignard dans le dos, assené par ...un autre chercheur des trésors. Comme quoi les légendes des trésors "entierros/tapados" ont la peau dure, et ils ne sont pas près de démentir leur exploits!
Je continuerai de vous raconter par la suite, d'autres légendes des trésors enfouis, ainsi que les règles qui les "gèrent"... Bonne Lecture!

© Diomenia Carvajal

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Dimanche 14 octobre 2007 7 14 /10 /2007 00:25

bateaux.gif Au début de l'année 1770, partit de Cadix le voilier Oriflamma, avec 300 personnes à son bord, en comptant les hommes d'équipage et les passagers.
Loriflamme appartenait à la Compagnie de Navigation Ustáriz. Son capitaine s'appelait José Antonio Alzaga et son pilote, Manuel de Boenechea.
Il allait vers les Amériques, portant à son bord quelques aventuriers qui comptaient refaire leur vie là-bas, dans les terres fabuleuses de l'eldorado, avec  leurs chargements de denrées importées. d'Europe.
Aussitôt que le bateau rentra dans les eaux du Pacifique, des vents qui ne présageaient rien de bon gonflèrent ses voiles.
Une mystérieuse épidémie, puis la faim, dissémina les membres de l'équipage et les passagers.
Dans la soirée du 23 juin 1770, la présence de l'Oriflama fut signalée près des côtes de Valparaiso, Chili.
Le voilier "Gallardo", immatriculé aussi à Cadix et commandé par le capitaine Juan Esteban Ezpeleta, ami intime du capitaine de l'Oriflama, ordonna qu'une salve soit donnée en son honneur. Mais, l'Oriflama ne donna aucun signe de vie, il continuait sa route, comme s'il dérivait.
Surpris, le capitaine et les hommes d'équipage du "Gallardo", décidèrent de le suivre. Mais la nuit, qui tombe très vite dans ces latitudes, les en empêcha. Le vent ne soufflait plus. Dans l'air flottait une tiédeur calme, tout se conjurait pour que le "Gallardo" ne puisse pas rattraper l'Oriflama.
Le 24 juin, à une distance de deux lieux, le "Gallardo" mit une chaloupe à la mer. Celle-ci s'approcha doucement du bateau où y régnait un silence impressionnant. 
Quand les hommes de la chaloupe montèrent sur le bateau, ils découvrirent un spectacle hallucinant. Des 300 passagers et hommes d'équipage, il n'en restait que 106 qui n'avaient qu'un semblant de vie. Seulement 30 d'entre eux pouvaient marcher péniblement. Ils étaient affaiblis à un point tel qu'ils étaient incapables d'exécuter la moindre manoeuvre. C'était la raison pour la quelle le voilier n'avait qu'une seule voile hissée et sans aucune lumière pour signaler sa présence la nuit.

La veille, aux prix d'efforts considérables, un matelot escalada le mât de misaine pour y accrocher un fanal; mais son était d'épuisement extrême fit échouer sa tentative: il lâcha prise et tomba dans l'océan où il fut englouti.
bateaux-20-61-.gif

Les hommes de la chaloupe revinrent sur le "Gallardo" pour raconter l'étonnante découverte.
Le capitaine Ezpeleta ordonna que  quatre petits bateaux, d'une capacité de 40 hommes, soient mis à disposition pour aller secourir les gens de l'Oriflama. Et, pendant qu'on exécutait les ordres du capitaine, une tempête se déchaîna, qui sépara, une fois de plus, les deux voiliers.

L'après-midi touchait à sa fin, puis vint la nuit.
Les hommes du "Gallardo" désespéraient devant l'impossibilité de porter secours au voilier en perdition. Quand tout à coup arriva l'incroyable.
On vit l'Oriflama déplier ses voiles. Il s'illumina tout entier, jusqu'au grand mât, et il s'éloigna rapidement en direction de la haute mer.

On raconte que, parfois, la nuit de la St Jean, on le voit croiser devant les côtes. Il luit au milieu de la nuit, ses lumières se reflétent dans l'eau des vagues. Il passe et se perd à nouveau, vers l'horizon...invisible...

                                                                                                                           In "Bâteaux fantômes du bout du monde"
                                                                                                                                © Diomenia Carvajal

 

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Dimanche 7 octobre 2007 7 07 /10 /2007 17:27

 

 

 

  Asun2.gif

Tout commença par un léger frémissement d’ailes déployées. Cuntu crut que l’aigle royal qui rôdait depuis plusieurs jours dessinant des cercles au-dessus du toit de sa case, avait fini par repérer le petit lama blanc. Il l’imaginait déjà en train de foncer avec ses serres tranchantes comme des couteaux sur le dos tendre et doux de l’animal, mais le frémissement cessa. Le silence qui s’en suivit ne fit qu’augmenter son désarroi. Qu’est ce qu’elle attendait cette satanée bête ? Il tendit l’oreille et n’entendit que le remue-ménage du vent qui dérangeait les outils accrochés derrière la porte.
Cuntu s’assit, jambes croisées, guettant les bruits de la nuit, le soupir du vent, le murmure de la rivière en crue. C’était l’heure reposante de la dernière lune du mois d’avril.
Il se dit : « Demain je construirai un piège pour chasser une fois pour toutes la méchante messagère de la sierra ». Le temps s’égrena et Cuntu céda à la fatigue.

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Sur la côte, là où les hommes avaient construit des villes avec de grands temples, des bancs de poisson avaient choisi les rochers les plus abrupts pour y séjourner. Les pêcheurs guettaient en vain les eaux profondes, tendant leurs filets avec l’espoir d’en arracher quelques uns au passage. Mais les poissons semblaient se moquer des hommes. On aurait dit qu’ils les dépassaient en intelligence et en savoir.
Le devin avait commenté en bougeant la tête :
C’est la fin du troisième soleil. Personne n’y peut rien. Nous sommes condamnés à être anéantis.
Il invita les chefs de villages. Il les somma de faire pénitence.
Le temps est aussi rond que le plus rond des fruits. Béni soit le temps où nos pères nous créèrent, maudit soit le temps présent.

La mer s’agita. Les vagues devinrent gigantesques et le ciel s’assombrit jetant sur la terre toute l’eau contenue dans les nuages.
Soleil, père Soleil ! – imploraient les hommes
Ne nous abandonne pas !
Mais le soleil resta sourd. Il se cacha derrière un manteau de brumes et toutes les choses prirent une couleur de cendre.

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Avant, bien avant que le troisième soleil ne refuse sa lumière aux hommes, aux animaux et aux choses de la terre, il y avait eu deux autres soleils.
Le premier brilla mille ans. Et le millième jour de la millième année, il décida que les hommes ne méritaient pas tant de bonheur.
Il envoya d’abord les pestes qui anéantirent les semences. La terre se couvrit de crevasses, la pestilence promena son souffle d’agonie de case en case, de champ en champ, de la mer à la montagne. Les hommes devinrent cruels, plus cruels que les bêtes sauvages, ils s’entre-tuèrent jusqu’à ce qu’il ne reste personne pour raconter leur souffrance. C’était le Soleil des Wari-Viracocha-Runa, les Hommes du dieu Viracocha1, c’est ainsi qu’ils s’étaient nommés. Ils s’étaient arrogé ce droit, alors le Soleil les extermina. Ils n’avaient demandé la permission à personne, et surtout pas au dieu Viracocha qui ne put pardonner un tel affront. Le Soleil les abandonna les laissant mourir et Viracocha fut vengé.

Le deuxième Soleil, fut celui des Wari-Runa, les Hommes Sacrés. Il se refusa à continuer de répandre sa lumière sur la terre, il se fatigua de sa marche sur un monde peuplé d’arrogants. Il décida qu’il finirait sa course dans la mer. Il se coucha derrière la ligne de l’horizon et resta enfoui dans les profondeurs insondables de l’océan. Il préféra laisser l’univers dans l’obscurité la plus totale, ainsi les hommes se perdirent dans le brouillard de la nuit et ne purent retrouver leur chemin.
Et maintenant, le troisième Soleil nous menace encore. Qu’avons nous fait Père Céleste ? Que ferons nous sans toi ?
L’horizon se perdit. La mer et la terre ne font qu’un. Pas une bête, pas un arbre n’échappera ! Inti, Inti2, Mon Père, où es-tu ?

Cuntu s’éveilla trempé jusqu’aux os. Le petit lama blanc gisait au milieu d’une flaque. Il caressa ses babines, souffla dans son museau. Il pensa que peut-être les quelques notes de sa flûte pourraient le ranimer, alors il porta le bout de la quena à ses lèvres et du roseau s’élevèrent les sons qui jadis rassemblaient les troupeaux.
Il joua toute la journée, mais il n’y avait plus de jour. Il compta les notes en les divisant en gouttes perlées qui pourraient remplacer le temps rond, aussi rond que le plus rond des fruits. mais il n’y avait plus de temps. Il se laissa emporter par la nuit.
Inti, Inti, Mon Père Céleste, où es-tu ?…

dolphin005.gif

Dans l’obscurité totale les oiseaux se turent, les animaux et les hommes déambulaient en aveugles. Quelques uns essayaient de se tenir debout, mais comme leurs yeux ne servaient plus à rien ils marchaient en tâtonnant, et leurs mains trouvaient des obstacles incontournables. Par millions ils tombaient dans les ravins.
Alors, le quatrième Soleil, le Soleil des Auka-Runa, le Soleil des guerriers décida qu’il brillerait pour les mortels, mais avant il fallait qu’il les mette à l’épreuve.
Il envoya son cousin Illapa, le dieu du Tonnerre. Celui-ci regarda la terre du haut de son trône, et il trouva que le travail qui l’attendait ici bas était si gigantesque qu’il ne pourrait jamais le mener à bien tout seul.
Il demanda de l’aide aux divinités qui avaient accompagné les hommes bien avant que le dieu Inti ne les eût pris sous sa protection. Mais elles se refusèrent à donner une nouvelle chance à ceux qui les avaient offensées.
Alors, la sœur du Soleil, la dame Lune décida qu’elle ferait un petit tour pendant quelques nuits, elle regarderait ainsi le comportement des uns et des autres, ensuite elle aviserait.
La lune décida qu’elle montrerait d’abord un petit bout de nez. Les hommes levèrent la tête, apeurés lorsqu’ils virent pointer le premier rayon argenté. Ils avaient si peur qu’ils n’osèrent bouger. Leurs yeux, après que le temps eut arrêté sa marche ronde, s’étaient habitués aux ténèbres.
Dame Lune se promena ainsi, contemplant du haut de sa demeure le comportement des hommes. Petit à petit ils commençaient à retrouver leur démarche mais ils allaient la tête baissée, l’humilité avait gagné leur cœur leur retirant toute velléité.
Alors elle montra la moitié de sa figure. D’abord son profil gauche, après ce fut son profil droit. Et les hommes commencèrent à croire que les divinités célestes avaient pardonné leur félonie.
Mais la terre était devenue stérile. Le Père Céleste ne réchauffait plus les sillons, les fleurs n’avaient plus de couleurs, la nourriture n’avait plus de saveur.
Ils décidèrent d’envoyer un des leurs afin d’implorer sa clémence. Illapa, le cousin des dieux de l’univers, fut leur porte-parole. Et les dieux parlèrent par sa bouche, et posèrent leurs conditions :
« Il faut mériter la terre. Il faut mériter le ciel. Chacun d’entre vous devra nourrir la Pacha Mama3 si vous voulez qu’elle vous nourrisse. La loi est ainsi faite : Vous nourrirez vos enfants, afin qu’ils vous nourrissent à leur tour. Les hommes et les bêtes, sont des êtres faits de chair et de sang. Et cette chair et ce sang nous appartiennent car c’est nous qui vous avons créés. Nous voulons des sacrifices. Le rite est une loi, et personne ne devra désobéir à cette loi ».
Et les hommes promirent. Ils organisèrent les fêtes qui célébraient le printemps pour honorer le Père Céleste. Ils élevèrent des lamas qu’ils sacrifiaient au solstice d’hiver. Le maïs fut cultivé et la moitié des récoltes étaient mises de côté pour nourrir la Pacha Mama .
Oh, Terre-Mère Nourricière, mange d’abord pour que tu nous donnes à manger. Oh, Père Céleste, voici les plus beaux pagnes brûlés en ton honneur. Oh, Lune Argentée, Sœur bien-aimée de notre Roi Inti, donne-nous les marées et les fleuves en crue. Voici les plus beaux poissons, les filles les plus belles !
Et les hommes vécurent ainsi pendant mille ans encore.
Mais, tel des singes qui habitent dans la forêt, ils oublièrent leur promesse et voulurent supplanter les dieux. Comme c’étaient des hommes bêtes, avec une cervelle toute petite, ils crurent que le temps rond, aussi rond que le plus rond des fruits leur appartenait.
Ils s’adonnèrent à leurs mauvais penchants. Ils volaient, ils tuaient, ils devinrent mous et efféminés. Alors, la Terre Mère Nourricière les avala, les divinités célestes crachèrent leur feu sacré et l’humanité fut consumée.
Des montagnes abruptes Manco Capac4 descendit vers la vallée. Il avait échappé au châtiment suprême parce qu’il avait le cœur pur. Comme il avait vécu dans les profondeurs de la terre, il n’avait pas été contaminé par les mauvais penchants de l’humanité disparue. La Pacha Mama l’avait élevé dans son sein, et de ses entrailles il surgit pour régénérer les hommes.
Il découvrit, émerveillé, les forêts vierges, les champs déserts, les torrents transparents et la mer qui ne finit jamais.
Il dit :
C’est moi qui fonderai une nouvelle humanité. Inti, Père Céleste, laisse-moi t’adorer.
Et de derrière les nuages apparut le Cinquième Soleil.

rosaqueseabre.gif

© Diomenia Carvajal

Extrait de "Contes et Légendes du Pays lointain"



 

 

 

 

 

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Dimanche 16 septembre 2007 7 16 /09 /2007 13:11
Tolopampa es une pampa aussi lisse qu'un miroir, et où l'on peut voir, dans des circonstances exceptionnelles, tout un village situé aux bords de ce qui semblait être un lac, ou un fleuve. Tolopampa est donc un village "enchanté", ou tombé sous un "enchantement" venu d'où on ne sait-où. Il paraît qu'il apparaît la nuit, avec toutes ses lumières, ses maisons en brique, ses chants de coq et ses aboiements de chiens. On peut aussi entendre le son du clocher, voir ses magasins et ses habitants qui vaquent à leurs occupations quotidiennes.
D'après les mineurs du nord du Chili, qui racontent cette légende, il s'agirait d'un village qui disparut sous une coulée de boue. Les âmes en peine des habitants vont et viennent accompagnées des leurs bêtes, chiens et volailles, ainsi que de tout le bruit que l'on peut trouver dans un village normal.
Pour d'autres, ce village enchanté se nommerait. Tololo Pampa et il se situerait exactement au nord d'une ville nommée Freirina, située dans la province d'Atacama. Il se nommerait ainsi, car dans ce village vit la princesse Tololo Pampa, qui, à ce qu'on raconte, serait une belle femme aux grands yeux noirs, très brune et à la longue chevelure sombre. Elle vit dans un palais merveilleux, où elle dirige des rituels magiques et danses ancestrales.
Cette princesse est accompagnée d'un protecteur connu sous le nom de "Grands pieds", car il laisse sur le sable la trace de ses pieds démesurés. Il est appelé aussi  Le Mineur Géant, parce qu'il pénètre dans la montagne pour extraire des trésors et les offrir à sa princesse. Pour y arriver, il se fait aider par un taureau qui porte une étoile tatouée sur le front et des cornes chauffées à blanc pour l'aider dans sa tâche. Avec cet allié puissant et valeureux, Le Mineur Géant travaille de nuit pour en sortir aux premières lueurs de l'aube avec son chargement précieux, qu'il laisse parfois voir à l'entrée d'une mine. Celui qui a la chance d'entrevoir cet allié de la princesse Tololo Pampa, aura une vie remplie de bonheur et ... de bonne chance.

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Lundi 3 septembre 2007 1 03 /09 /2007 09:14

Il existe aussi dans l'imaginaire populaire une façon d'expliquer les phénomènes qui transforment l'environnement, ou la nature. Cette légende raconte certainement un phénomène atmosphérique qui raya un village de la surface de la terre.
A Pelluhue, dans le sud du Chili, ( en langue indienne: lieu des moules et des coques), vivait Curry-Caven ("Épineux noir", dans la langue des indien araucanos ou mapuches). Curry-Caven était un pêcheur indien, marié avec une très belle femme de sa race, honnête et bonne maîtresse de maison. Ils eurent une belle petite fille qu'ils nommèrent Rayen-Caven (Fleur d'Epineux), mais peu de temps après la naissance de l'enfant, la mère tomba malade et mourut. Le malheureux Curry-Caven failli perdre la raison à cause de ce malheur. Car en plus d'avoir perdu sa femme, la petite restait orpheline n'ayant plus que lui au monde. Comment allait-il faire pour sortir pêcher, sans avoir une femme pour s'occuper de l'enfant? Comment allait il faire toutes les nuits, puisqu'il fallait qu'il aille tendre ses filets, puis attendre l'aurore pour les ramasser? Il était en plein désespoir quand lui apparut Lafquen Ghulmen ( le "Dieu de la Mer"), un génie marin qui lui promit s'occuper de l'enfant jusqu'à l'âge de vingt ans. "Toi, va pêcher tranquille, ton enfant sera en sécurité, je la surveillera pendant vingt ans, mais aussitôt qu'elle aura atteint cet âge là,  je te la demanderai en mariage". Pour pouvoir continuer à exercer son métier, Curry-Caven accepta le pacte, et la petite indienne grandit sans problèmes, tandis que son père prospérait dans son travail. Mais, comme il n'existe pas un délai qui n'arrive pas à son terme, ni un pacte qu'il ne faille respecter, la petite indienne devint une belle jeune fille, ressemblant beaucoup à sa mère et un jour, un jeune et robuste jeune indien s'épris d'elle, il s'appelait Necul-Ñarqui ("Chat véloce"). Le pêcheur rejeta sa demande en mariage, sans dévoiler le grave compromis qui l'attachait à Lafquen-Ghulmen. Mais dans le fond de son coeur il souhaitait ardemment que celui eut oublié sa promesse, en réalité il souhaitait que sa fille devienne l'épouse de ce bel et courageux jeune homme.
Mais, une semaine avant que le délai n'arrive à son terme, Lafquen-Ghulmen réapparut: "Je viens te rappeler que dans six jours ta fille aura vingt ans et je l'emmènerai avec moi". Le pauvre pêcheur failli en mourir de chagrin; il appela sa fille et son jeune fiancé et leur expliqua le motif de son refus: "J'ai engagé ma parole et je dois rester fidèle à mon pacte", puis il s'effondra en larmes. Necul-Ñarqui jura qu'il défendrai sa fiancée, même s'il fallait qu'il y laisse sa vie.
Le sixième jour, le père s'en alla à la pêche et Rayen-Caven et son fiancé s'enfermèrent dans leur cabane pour attendre l'arrivée du génie des mers. Alors un vent très fort commença à souffler, et un manteau de sable commença à couvrir le village. Le vent souffla pendant d'intérminables heures et le sable formait une spirale au-dessus des faibles cabanes du village. Quand à la fin de cette tempête le père put toucher terre, il se précipita chez une vieille indienne, seule survivante puisque sa cabane était sur une petite colline. De là ses yeux contemplèrent horrifiés le manteau de sable qui maintenant servait de sépulture à Rayen-Caven et Necul-Ñarqui, le couple d'amoureux victimes de la colère du "Dieu de la mer", le puissant Lafquen-Ghulmen.


In "Folclore Chileno" Oreste Plath.
Réproduit par Diomenia Carvajal
(Texte protégé par le droit d'auteur)

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Samedi 1 septembre 2007 6 01 /09 /2007 12:20

La Ciudad de los Césares.



Il existerait dans le sud du Chili, dans un endroit perdu de la cordillère des Andes et qui personne ne connaît, une ville enchantée, fantastique, extraordinaire et magnifique. Elle a été bâtie sur les bords d'un lac, et entourée des murailles et des fossés, entre deux collines, l'une tout en diamants et l'autre en or. On y trouve des temples somptueux, des avenues innombrables, des palais et des forts, des tours et des ponts levis . Les coupoles de ses tours, les toits des maisons, ainsi que le pavé des rues sont en  or et en argent massifs. Une grande croix en or couronne la tour de l'église. La cloche qui s'y trouve pourrait même abriter dans sa dimension, deux tables de bottiers et tous ses outils! Si l'on faisait sonner cette cloche, on l'entendrait dans le monde entier. On y trouve aussi dans cette ville un "mapuchal" (un champ de tabac) qui jamais ne s'épuise.
Les habitants qui y séjournent sont de grande taille, blancs et barbus; ils s'habillent avec une cape et portent des chapeaux à plumes avec de larges bords et utilisent des armes en argent, façonnées par des experts dans l'art de manier des métaux précieux. Les habitants qui y séjournent ce sont les mêmes qui la bâtirent il y a plusieurs siècles déjà, car dans la Ville des Césars personne ne naît ni ne meurt. Rien ne peut être comparé au bonheur de ses habitants. Ceux qui y arrivent par hasard, perdent la mémoire et ne se rappellent plus qui ils étaient avant, pendant le temps qui y restent, et si un jour ils s'en vont, ils oublient ce qu'ils ont vu et vécu.
Aucun voyager ne peut la voir, même s'il lui arrive de fouler son territoire. Car un brouillard épais surgit devant le voyageur et la cache à ses yeux, ainsi que le courant des fleuves qui l'entourent, éloignent toutes les embarcations qui pourraient l'approcher. Pour mieux assurer le secret de son existence, les habitants ne construisent ni bateaux, ni pirogues, enfin, aucune sorte d'embarcation.
D'aucuns assurent que le Vendredi Saint, on peut voir de loin ses coupoles et ses toits briller dans l'horizon. Et selon la légende, seulement quand arrivera la fin du monde la ville perdra le charme qui la fait rester cachée, c'est pour cela que personne ne dois essayer de percer son secret.

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